De retour au travail et j’ai l’envie de vous partager des questionnements qui m’habitent.
La plupart d’entre vous le savent, je suis psychologue et au fur et à mesure de ma pratique et des types de patients qui venaient à moi, je me suis spécialisé par l’expérience et non par les diplômes dans l’épuisement, plus communément appeler Burn out. Ce mot image bien selon moi cette difficulté et l’importance de l’appréhender de manière systémique.
Faute de l’employeur ? Des entreprises ? De l’employé? De la vie privée ? De la charge mentale ? je dirais à force que c’est un peu de tout ça, mais surtout un mal de valeurs. Le point de rupture se situant souvent au centre du fossé entre les valeurs de l’entreprise et celle de l’employé qui ont peut-être divergé au cours du temps. Et ce point de vue des valeurs permet de transposer le même modèle au niveau d’un épuisement professionnel, privé ou le petit dernier maternel comme on aime à l’appeler aujourd’hui.
Donc le travail sur les valeurs est le point de départ, mais reste la question : épuisez de quoi ?
C’est à ce moment que la rencontre avec le mot « Sens » arrive, comportant à lui tout seul son lot de questionnements infini et séculaire: Sens de la vie ? Ou encore plus d’actualité (quoique) : sens de cette société ?
Comment s’insérer en son sein ? Comment faire pour briller plutôt que de brûler ?
Voici comment je perçois visuellement le parcours du processus du Burn out:
Visualiser avec moi un homme, avec la charge au niveau professionnelle et familiale que cela comporte. Au fond de son ventre brille un feu, son étincelle ce qui fait de lui quelque chose d’unique.
Chaque jour confronté à une société déshumanisante , qui se centre sur des valeurs de productivité et compétition, comment fait-il pour maintenir son feu ?
Pour rester cette étincelle unique qui le caractérise et ne pas se perdre sous le poids des responsabilités et des difficultés inhérentes à la vie ?
Le feu part de son centre, envahissant le corps entier avec son lot de maladie et somatisations. Le mental s’enflamme cherchant une solution, brassant de l’air en amenant ses conséquences nocturnes d’insomnies et sa spirale de questionnements toxiques et de dévalorisation.
Malgré tout, au fond du ventre reste néanmoins une braise.
En arrêtant le temps, elle revit doucement, rappelant à elle le feu des valeurs.
Elle se renforce par sa conscience de cette colonne vertébrale formée des valeurs héritées et de celles adoptées au cours de la vie.
Finalement, la braise ne brûle plus, elle brille de Sens dans la direction adéquate pour l’authenticité de cette personne.
Le chemin se dessine alors de lui-même permettant à cet homme de s’épanouir pleinement le long de celui-ci.

Quel lien avec mon livre ? Les enfants qui prendront conscience de ce feu n’auront plus besoin de le brûler pour découvrir leur chemin. La braise, se fera étoile les guidant sur leur chemin pour le bien de notre société.

Photo by grafixart grafixart_photo on Unsplash

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