“Necessitas ! Il faut faire confiance au tissage de la vie”,

me dirait Sofarnes un personnage du tome 2 avec un regard rempli de dédain et d’amour combiné. (elle y arrive très bien)

La vie est une rivière qui nous emmène parfois par des chemins sinueux vers ce que l’on doit comprendre.
Compréhension qu’il serait impossible d’acquérir sans avoir préalablement fait cedit parcours.

Voilà où j’en suis, au point de départ me diriez-vous. Oui et non. Parce que pendant ce chemin de 2 ans, quelque chose de fondamental a changé : Moi.

 

Je suis arrivée dans l’auto-édition pour avoir des retours de lecteurs, tâtez le terrain en quelque sorte. Je dois dire qu’il était plutôt sympathique. J’ai tout appris sur le tas, et ce que j’ai le mieux réussi c’est la construction des liens qui m’unissent maintenant à de nombreux lecteurs. J’ai adoré discuter, débattre, échanger, être touchée profondément par certains retours.

 

À mon tour, j’ai eu envie dans une volonté de cercle vertueux de rendre. J’ai créé les Ambassadrices Anima et je ne remercierai jamais assez celles qui m’ont suivi. Puis se sont ajoutés les boutiques affiliées, les coffrets de Noël et bracelets en tout genre. Magnifiant mon livre de leurs créativités.

Lecteurs:

 

La base de tout. Ils étaient présents à chaque refus de Maison d’édition, à chaque lettre de coach littéraire, à chaque modification demandée. Ils étaient plus prompts à défendre mon histoire que moi même.Ils ont été présents également lors des victoires comme le prix des auteurs inconnus 2019. Ils ont été patients, très patients. 2 ans que le tome 1 est sorti et 6 mois qu’il n’est plus en vente.

Changement

 

Ce qui a d’abord changé c’est ma manière de voir les choses sur l’édition traditionnelle. J’ai tout essayé, petites, moyennes, et grandes ME. La seule à m’avoir donné ma chance a permis la dernière éclosion de cette transformation dont je vous parlais plus tôt .

Transformation: Tout d’abord, j’ai réaménagé mon temps pour ne plus considérer l’écriture seulement comme un ressourcement. J’ai décidé d’allouer un 20% de mon temps entièrement à cette activité. Résultats : le troisième tome a été terminé en 3 mois. (le premier jet évidemment)

Ensuite, c’est plutôt une question identitaire qui s’est opérée. Quand je suis arrivée dans l’autoédition j’entendais de nombreux discours sur des thématiques avec un fond rebelle. Je suis beaucoup de choses, mais je ne suis pas une rebelle. Je ne me suis par conséquent, pas identifiée.

J’attendais évidemment beaucoup trop de l’édition traditionnelle. Quand celle-ci a été possible, j’ai ressenti une sensation étrange de privation de liberté. Normalement, je m’attendais à un soulagement et pourtant …..Rester plus de 1 année ( entre le début du processus et la fin) sans pouvoir faire ce que je voulais avec mon livre a été un calvaire. Évidemment, ce n’est clairement pas comme cela avec toutes les ME.

Conséquence:
Je ne suis pas une rebelle…je suis une entrepreneuse….et là ça fait des chocapic ( comme dirait une amie chère).

OK, maintenant il faut aller tester ce nouvel état d’esprit. Et hop! Je prends rendez-vous avec Nathalie Bagadey via son blog. 1h00 de plaisir à partager avec un auteur indépendant. Je recommande d’ailleurs ses services, car j’ai pu en retirer bien plus que ce que j’aurais pu imaginer. Finalement, la confirmation était là. J’ai déjà tout ce qu’il faut , il ne me manquait que l’état d’esprit.

Maintenant, je vais devant toi dire ceci:

Je cherchais quelqu’un qui aurait un coup de coeur pour l’éditer, qui verrait le potentiel, mais cette personne que je cherchais depuis longtemps : c’était moi. 2 ans pour voir l’évidence ! Essentielle ! Car sans cette prise de conscience j’aurais continué mon parcours en attendant quelque chose qui ne serait pas venu, car complètement idéalisé.

Avec moi-même, je sais comment ça marche. J’ai des moments où j’ai envie de me jeter par la fenêtre, où mon impatience bouillonnante est insupportable, d’autres où je me dis que je fais des choses bien comme mettre en avant mes personnages avec amour comme personne, car ce sont les miens. J’adore également gratifier de visibilité les personnes qui m’entourent dans cette aventure. Les embarquer avec moi dans de folles aventures.

Je choisis donc cette fois la voie de la publication indépendante avec aplomb et détermination et je verrais bien où cette belle rivière m’emmènera.

Vous voulez en savoir plus ? Le prochain article portera sur l’équipe que je suis en train de constituer autour de ce projet. Ça fuse au niveau des mails et partage en MP et je vous promets de belles surprises qui accompagneront ce nouveau projet.

Si vous avez des questions, je ne manquerai pas d’y répondre dans les commentaires de cet article. Si vous voulez participer d’une quelconque manière à ce projet, faites-moi part de vos idées.

 

 

 

Oh! et pour ceux qui ne manqueront pas de poser la question, sachez qu’Anima sera édité en 2020. Plus d’attente, on y est.

 

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