Un mot qui en anglais comporte, je trouve, une composante tellement magique contrairement au français « croire » qui dans sa sonorité appelle quelque chose de plus dur et presque rationnel. C’est en tout cas mon ressenti. Vient ensuite le mot Foi, qui quant à lui, même s’il comporte une partie plus douce est directement relié à la religion.
Believe est vraiment un mot incroyablement fort et comportant en son sein toute la sphère enfantine magique.

J’ai sur ce blog beaucoup partagé sur le processus d’écriture et de publication et je trouvais qu’il manquait une composante plus personnelle qui ne faisait que transparaître à travers les articles précédents.Alors je me lance…Dans ma bio auteur j’ai choisi d’y mettre ce passage:

« Née en plein hiver à quelques jours de Noël, le fantastique suit Mary Sara depuis ses premières respirations. Petite, son passe-temps favori consistait à créer des histoires et un monde qu’elle gardait précieusement à l’intérieur d’elle-même. »

Je suis une enfant de l’hiver ( petit clin d’oeil à GOT), cette incroyable saison où tout semble endormi, la terre gardant sa créativité au chaud à l’intérieur d’elle pour l’exposer au retour du soleil. L’ambiance de Noël a été quelque chose d’important pour moi à cause du fameux Père Noël. Je ne m’attarderai pas sur le concept marketing ni sur la réelle signification chrétienne de Noël, pour me concentrer sur l’Archétype du Père Noël et sur son importance dans la construction de mon imaginaire. Ce personnage rempli d’amour pour les enfants , vivant en ermite dans la nature avec ses animaux, et choisissant d’apporter la magie sans avoir besoin d’être vu par les yeux des bambins était pour moi simplement magique.De plus, il pouvait « voir » les enfants tout au long de l’année. Il a été pour moi une sorte de première rencontre avec une puissance supérieure.

Oui oui! je voyais bien que le père Noël portait la même montre que Papa et que du coup c’était vraiment bizarre qu’il soit muet ou parlant une langue étrangère, mais non le déni c’est beaucoup mieux. Pourquoi ?
Parce que quand mon petit frère m’a un jour déclaré d’une implacable froideur que « ben oui le Père Noël n’existe pas » mon fragile monde en devenir s’est effondré.

Une intrusion du monde des adultes dans mon monde enfantin d’une violence incroyable, principalement parce que sortant de la bouche d’un enfant qui plus est, plus jeune que moi.
L’effondrement avait eu lieu, il fallait maintenant reconstruire, je me suis donc plongée dans les contes, avalant tout type de livres pourvu que ce soit des contes. À l’époque il y avait des compilations regroupant des contes du monde entier. Quel soulagement de découvrir les contes nordiques pour ne citer qu’eux, finalement il fallait faire un choix.

Option numéro 1 : je continue ma dépression juvénile ressemblant à « si ça n’existe pas , le monde est nul alors »
Option numéro 2 : et si je continuais à croire ?
Évidemment, la deuxième option était la bonne, mais en silence hein, afin de ne pas avoir honte devant les amis.

En devenant mère, j’avais donc une angoisse toute particulière concernant la transmission du mythe du Père Noël. Quoi dire ? Je me suis beaucoup questionnée.
Et c’est en fait la plus adorable des petites fées qui m’a mise sur la voie, Clochette, suivi du mythique film « les cinq légendes » que je regarde encore plus volontiers que mes enfants.
Alors comment ai-je fait ? J’ai donné le choix.
Quand les questionnements face à l’existence du père Noël ou toute autre chose émergent, je demande avec quelle option ils sont le plus confortable?
Croire qu’ils existent ou pas ? Lorsque l’on croit en quelque chose, positive ou négative d’ailleurs, on lui donne de la force, et c’est là où se trouve la puissance du mot Believe. Il permet de matérialiser ce en quoi on croit, mais également de nous remplir d’une force vitale.

Alors, inondez le monde et vos enfants d’amour et de magie afin que Believe se transforme en Be Live.

Photo by Aaron Burden on Unsplash

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