Comme une oasis au milieu du joyeux tumulte des derniers jours, j’ai pu m’abreuver en écrivant quelques pages du deuxième tome ce soir. C’est à regret que j’ai dû quitter ce joli monde pour revenir à la réalité. Un peu frustrée je me suis dit que du coup écrire un billet de blog me ferait du bien.
Beaucoup m’ont demandé comment s’était construite l’histoire, ou comment j’écrivais ?

Tout a commencé avec une émotion si forte dans la réalité, que pour être apprivoisée elle devait prendre une forme externe créative. Une feuille , un crayon, des lignes noircies et finalement le soulagement.

Ensuite vinrent les rêves, pendant mon sommeil, la scène continuait, prenait de l’épaisseur, une ambiance et même parfois des odeurs et des saveurs.

Lorsque les rêves s’orientaient vers mon monde j’ai commencé par observer pour comprendre le processus. Ensuite, j’ai essayé parfois avec succès, mais je dois dire que souvent sans, de modifier le déroulement de la scène qui se déroulait devant mes yeux.

Lorsque le même rêve prenait vie encore et encore il ne me restait qu’une seule solution, d’abord résisté, car je n’aime pas que l’on me force à faire quoique se soit même si c’est moi-même qui me l’inflige. Ensuite et finalement, écrire pour pouvoir enfin récupérer des nuits de sommeil moins agitées.

Je vous laisse imaginer que l’écriture se passait donc de manière tout à fait « vomitive » (désolée je n’ai pas trouvé de meilleurs mots pour illustrer ). Le processus d’écriture chaotique et aléatoire, en forme de cuve à pression qui relâche que quand elle veut, n’était pas ce qu’il y a de plus facilement conciliable avec ma vie privée et professionnelle.

J’ai finalement compris, que je pouvais me rendre dans mon monde juste avant de m’endormir afin d’orienter la suite de ma nuit, là aussi la réussite était aléatoire, mais je commençais à comprendre que je pouvais avoir un léger contrôle sur ce processus. Tout léger le contrôle hein.

Néanmoins, plus j’écrivais plus je réussissais à cerner ma manière de fonctionner, puis à canaliser ce fluide de créativité vers un aboutissement. Ce qui est assez compliqué lorsque l’histoire se construit par bout épars et non pas en ligne droite genre début, milieu, fin.

Je dois avouer que celle qui a le plus dû trimer dans tout ça ,c’est ma correctrice ( merci la vie de l’avoir mise sur mon chemin). Entre la correction des jets d’écriture en forme de pression relâchée, l’attention à l’emboitement des scènes (parfait selon elle). Son travail a été le regard extérieur qu’il me fallait, le soutien et le point final nécessaire à cette première aventure artistique.

La prochaine fois, je vous parlerai de la construction des personnages.

 

Photo by Jaime Handley on Unsplash

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